Municipales 2020 : Reponse J-M MONDOLONI. Liste BASTIA ALTRIMENTE

Jean-Martin MONDOLONI . Liste BASTIA ALTRIMENTE

1)Permettre un meilleur accès au logement social et très social ?

Nous avons travaillé sur 2 dimensions : le logement social et l’accession à la propriété. Sur le 1er point, nous avons réfléchi à proposer une accession sociale à la propriété via l’OPH et généraliser cette initiative avec les bailleurs sociaux pour que, sous conditions, la vente des logements aux locataires devienne possible. Il va falloir également engager des investissements liés à la rénovation thermique des logements sociaux, ainsi qu’à l’entretien et à la surveillance des parties communes. 2ème point, et c’est la mesure forte de notre programme : l’accession sociale à la propriété. Moins de 40% des Bastiais seulement sont propriétaires de leur logement. Et une part croissante de la classe moyenne peine à pouvoir accéder à la propriété en étant toutefois au-dessus des seuils d’éligibilité permettant de bénéficier de logements sociaux. D’où notre proposition de favoriser l’accession à la propriété par la création d’un organisme foncier solidaire qui proposerait à des ménages bastiais de se porter acquéreurs du bâti de logements tout en restant dépositaire de l’assise foncière. Conditionné par des critères sociaux, ce dispositif permettra des acquisitions à des prix 25 à 30% moins chers. Le propriétaire devra s’acquitter d’une faible redevance auprès de L’organisme Foncier Solidaire pour la rémunération de l’assise foncière, en plus des charges de copropriété et impôts locaux qui pèsent sur le bien comme tout propriétaire. Les aides à l’accession à la propriété se poursuivent dans le temps, elles ne sont pas réservées au premier acquéreur. Si l’occupant du logement souhaite vendre, il doit trouver un acquéreur remplissant les conditions de ressources pour lui succéder. A défaut, l’organisme Foncier Solidaire s’en chargera ou exercera son droit de préemption contractuel. Au décès du conjoint, le survivant pourra continuer à occuper le logement. Si tous les occupants décèdent, leurs enfants disposent de douze mois pour vendre. Mais si l’un d’entre eux remplit les conditions de ressources, il peut parfaitement racheter les parts de ses frères et soeurs et prendre la suite.

2) Rendre plus supportable les conditions des personnes, de plus en plus nombreuses, vivant sans domicile fixe (toilettes et douches publiques, give box, accroissement des places d’hébergement, consignes pour leurs bagages…)

D’une part, nous avons prévu de faire adhérer la Ville de Bastia à l’Association des Villes pour la Propreté Urbaine pour mettre en place une politique ambitieuse répondant à un cahier des charges prédéterminé qui suppose un maillage cohérent de toilettes publiques et à certains endroits, de douches automatisées. Des éléments qui participent directement au maintien en dignité des personnes sans domicile fixe. D’autre part, pour ce qui est des places d’hébergement, la loi consacre cette prérogative comme une compétence d’Etat qui peut être complétée par le département dans le cadre des différents dispositifs d’aide sociale, chez nous la Collectivité de Corse. Il n’en demeure pas moins que la mairie peut être force de proposition et c’est dans ce cadre que nous avons imaginé de multiplier les points d’accueil (un par quartier) et d’accompagnement (prospection et aide administrative à domicile) pour les demandes et les personnes en difficulté relevant du centre communal d’actions sociales. Face à la recrudescence de cas de violences conjugales sur le territoire intercommunal, nous proposons également de renforcer les solutions de relogement d’urgence des femmes victimes de ces violences.

3) Améliorer la mobilité, proposeriez-vous, notamment, la gratuité des transports en commun ?

Pas de façon généralisée comme certains candidats le souhaiteraient, sans que ce soit possible voire souhaitable. A l’heure où nous ambitionnons de faire de Bastia une ville organisée en termes de circulation et de stationnement et surtout une ville verte tournée vers l’avenir et une logique de développement durable, nous pensons que seules les navettes électriques doivent être gratuites. La mobilité comme l’intermodalité s’organisent, et ont un coût. Les efforts financiers que peut et doit faire la mairie doivent se porter sur les modes de déplacement écologiques que nous souhaitons promouvoir.

4) Réduire le renoncement aux soins ?

Les marges de manoeuvre de la commune sont limitées sur ce point, et se résument à mettre autour de la table les acteurs clefs du secteur sanitaire tout en pouvant proposer par voie de conventionnement de mettre à disposition du foncier bâti. Déjà au niveau territorial, notre liste avait proposé l’instauration d’une continuité territoriale sanitaire pour en finir avec la désertification médicale et les 16 bassins médicalement sinistrés identifiés par l’URML. La difficulté réside dans le fait que, de façon générale, la Corse dispose d’un nombre suffisant de médecins généralistes mais leur répartition territoriale est déséquilibrée. Bien sûr l’intérieur est particulièrement touché mais aussi les centre-villes et principalement celui de Bastia où l’on a vu chuter le nombre de médecins. En cas de victoire, nous aurons à coeur de saisir l’ARS pour exposer nos propositions en termes de lutte contre la démédicalisation. Bien sûr nous nous assurerons que l’hôpital de Bastia dispose des moyens nécessaires à son activité de dimension régionale et garde tous ses pôles de spécificités. Pour ce qui est de la médecine de ville, nous proposerons des aides incitatives à l’installation pour les jeunes médecins au sein de l’îlot de la poste notamment. Nous entendons également peser politiquement sur les décisions de l’ARS relatives à la création des Soins de Suite et Réadaptation (1 lit sur 1800 personnes en Haute-Corse).

5) Lutter contre le décrochage scolaire?

6) Favoriser la formation et l’emploi des jeunes déscolarisés?

7) Vous inscrire dans le dispositif « territoire zéro chômeur de longue durée » ?

Malgré un nombre de chômeurs important dans l’île (23 000), les entreprises rencontrent des difficultés de recrutement récurrentes. Dans le cadre des dernières échéances territoriales, nous avons proposé d’associer plus étroitement l’Université de Corse aux objectifs structurants de la Collectivité en termes de formation et de développement économique pour parvenir à une adéquation de l’offre et de la demande. Pour favoriser cette adéquation, il faudra d’une part permettre à nouveau aux entreprises d’investir dans les CFA en déconnectant l’autorisation d’ouverture de formations en CFA de l’obligation de financement régionale, quand la profession s’engage à financer intégralement la formation. Et d’autre part, renforcer le partenariat des entrepreneurs au sein du Comité Régional de l’Emploi, de la Formation et de l’Orientation Professionnelles (notamment via les comités de suivi). Il s’agit là de dispositifs de niveau territorial, dépassant largement le cadre communal. C’est également le cas de l’annualisation du temps de travail en instaurant un CDI à vocation saisonnière alternant des cycles d’activité soutenus en fonction des besoins de l’entreprise, et des cycles de formation pendant la période hivernale où l’employeur se verra exonéré de charges patronales. Ce qui rendra attractifs les emplois actuellement saisonniers pour les jeunes Corses qui verront un intérêt à y trouver une stabilité, en lieu et place de l’immigration saisonnière que connaît la Corse avant que celle-ci ne renforce, chaque mois d’octobre, le nombre de demandeurs d’emploi. Bien sûr le dispositif « Territoire Zéro Chômeur de Longue Durée » est pertinent et mérite d’être appliqué et décliné localement. Nous proposons pour notre part une mesure d’initiative municipale portant sur la redynamisation commerciale et l’emploi. Ça passe au niveau institutionnel par la création d’un office du commerce bastiais avec à sa tête un adjoint dédié, office qui proposerait une labellisation « Commerce de Bastia ». Parallèlement, une plateforme municipale d’emploi se chargerait de mettre en relation employeurs et demandeurs d’emploi dans une logique de proximité. Une initiative qui serait complémentaire aux formalités institutionnalisées de type Pôle Emploi, sans s’y substituer, mais qui présente l’avantage de la proximité et de l’immédiateté via l’organisation du commerce à Bastia.

8)Limiter la déshumanisation des démarches administratives ?

La mairie est l’une des rares administrations à encore disposer d’un guichet unique visant à orienter les administrés qui s’y rendent ou prennent contact ; alors que dans bien d’autres administrations, on est de plus en plus confronté à des services fermés au public renvoyant à des interfaces numériques ou téléphoniques, peu propices à l’étude de cas particuliers et opérant, il est vrai, de façon déshumanisée. Pour les personnes les plus démunies et les plus en difficulté pour effectuer des démarches administratives, les services du CCAS peuvent être mobilisés, tout comme les assistantes sociales de la Collectivité qui ont pour mission d’accompagner dans leurs formalités les personnes qu’elles suivent et accompagnent au quotidien.

9) Favoriser l’accueil de familles de migrants ?

L’Histoire de la Corse regorge d’épisodes migratoires qui se sont quasiment tous soldés par une intégration réussie, le plus bel exemple ayant été celui des grecs qui se sont établis à Paomia au 17ème siècle, fuyant le joug ottoman. Outre le fait que la Corse est démographiquement faible pour accueillir un nombre trop important de migrants, elle ne dispose pas de structures d’accueil comme on peut en voir dans certaines régions européennes. Soyons prudents sur cette question, d’autant plus qu’elle relève d’un niveau de décision national voir européen, régi par Schengen, Frontex, etc… L’accueil des migrants dans le cadre de la politique d’asile européenne suppose des infrastructures dont nous ne disposons pas.

10) Mieux coordonner les différentes politiques de lutte contre la pauvreté (Etat, Collectivité, intercommunalité) ?

11) Mieux intégrer les personnes vivant en situation de pauvreté dans la conception, la mise en oeuvre et l’évaluation des mesures qui les concernent le plus ?

Ce que nous avions un temps imaginé était de constituer une Conférence de Coordination des Politiques Publiques spéciale Précarité, regroupant tous les échelons institutionnels et acteurs clefs intervenant dans la chaîne d’élaboration puis de décision et de mise en oeuvre. Au fil des débats qui se sont tenus dans le cadre de la commission ad hoc de lutte contre la précarité, alors mise en place (2006) par la majorité territoriale à laquelle j’appartenais, il s’est avéré que ce serait bien complexe à mettre en oeuvre étant donné que la compétence est quasi exclusivement exercée par l’Etat, soit directement, soit indirectement par institution interposée, le Département ou la Collectivité de Corse chez nous, pour tout ce qui concerne l’aide sociale, l’enfance, l’autonomie, etc… pour l’application des politiques sociales qui restent définies par l’Etat.

12) Aider les associations qui viennent en aide aux plus pauvres ?

La raréfaction des deniers publics au bénéfice des associations se constate à tous les échelons. Leur action est certes fondamentale tant elle constitue le plus souvent le dernier filet de sécurité. C’est une question qui se pose aussi à chaque citoyen à titre personnel. Parmi le financement des associations, celui des structures caritatives pourrait être fléché comme étant prioritaire. Pour mieux les aider, nous proposerons pour notre part de regrouper dans un même lieu les associations caritatives (alimentaires, vestimentaires, soins gratuits, accompagnement des sans domicile fixe…).

Jean-Martin MONDOLONI . Liste BASTIA ALTRIMENTE


Publié par: webmaster
Type de document: Réponses aux élections municipales 2020 / Réponse politique / Accompagnement personnalisé
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